Sahih Muslim, n° 1218
Récit de Jabir ibn ʿAbd Allah. Sermon prononcé à ʿArafat, le 9 dhou al-hijja.
« Votre sang et vos biens sont sacrés pour vous, comme est sacré ce jour-ci, en ce mois-ci, dans ce pays-ci.
Tout ce qui relève de l'époque de l'ignorance est aboli, sous mes pieds. Les vengeances du sang de cette époque sont abolies, et la première que j'abolis parmi les nôtres est celle du fils de Rabiʿa ibn al-Harith : il était en nourrice chez les Banou Saʿd et fut tué par les Houdhayl.
L'usure de l'époque de l'ignorance est abolie, et la première usure que j'abolis est la nôtre, celle d'ʿAbbas ibn ʿAbd al-Muttalib. Elle est abolie tout entière.
Craignez Dieu au sujet des femmes : vous les avez prises comme un dépôt confié par Dieu, et elles vous sont devenues licites par la parole de Dieu. Vous avez sur elles ce droit : qu'elles ne laissent entrer chez vous personne que vous n'aimez pas. Si elles le font, frappez-les sans violence. Et elles ont sur vous ce droit : leur subsistance et leurs vêtements, selon la bienséance.
J'ai laissé parmi vous ce qui, si vous vous y attachez, vous gardera de l'égarement : le Livre de Dieu.
On vous interrogera à mon sujet. Que direz-vous ? »
Ils répondirent : « Nous attestons que tu as transmis, accompli ta mission et conseillé sincèrement. »
Il leva alors l'index vers le ciel, puis le tourna vers la foule : « Ô Dieu, sois témoin ! Ô Dieu, sois témoin ! », trois fois.
إِنَّ دِمَاءَكُمْ وَأَمْوَالَكُمْ حَرَامٌ عَلَيْكُمْ كَحُرْمَةِ يَوْمِكُمْ هَذَا فِي شَهْرِكُمْ هَذَا فِي بَلَدِكُمْ هَذَا.
أَلَا كُلُّ شَيْءٍ مِنْ أَمْرِ الْجَاهِلِيَّةِ تَحْتَ قَدَمَيَّ مَوْضُوعٌ، وَدِمَاءُ الْجَاهِلِيَّةِ مَوْضُوعَةٌ، وَإِنَّ أَوَّلَ دَمٍ أَضَعُ مِنْ دِمَائِنَا دَمُ ابْنِ رَبِيعَةَ بْنِ الْحَارِثِ، كَانَ مُسْتَرْضِعًا فِي بَنِي سَعْدٍ فَقَتَلَتْهُ هُذَيْلٌ.
وَرِبَا الْجَاهِلِيَّةِ مَوْضُوعٌ، وَأَوَّلُ رِبًا أَضَعُ رِبَانَا رِبَا عَبَّاسِ بْنِ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ، فَإِنَّهُ مَوْضُوعٌ كُلُّهُ.
فَاتَّقُوا اللَّهَ فِي النِّسَاءِ، فَإِنَّكُمْ أَخَذْتُمُوهُنَّ بِأَمَانِ اللَّهِ، وَاسْتَحْلَلْتُمْ فُرُوجَهُنَّ بِكَلِمَةِ اللَّهِ، وَلَكُمْ عَلَيْهِنَّ أَنْ لَا يُوطِئْنَ فُرُشَكُمْ أَحَدًا تَكْرَهُونَهُ، فَإِنْ فَعَلْنَ ذَلِكَ فَاضْرِبُوهُنَّ ضَرْبًا غَيْرَ مُبَرِّحٍ، وَلَهُنَّ عَلَيْكُمْ رِزْقُهُنَّ وَكِسْوَتُهُنَّ بِالْمَعْرُوفِ.
وَقَدْ تَرَكْتُ فِيكُمْ مَا لَنْ تَضِلُّوا بَعْدَهُ إِنِ اعْتَصَمْتُمْ بِهِ: كِتَابَ اللَّهِ.
وَأَنْتُمْ تُسْأَلُونَ عَنِّي، فَمَا أَنْتُمْ قَائِلُونَ؟
قَالُوا: نَشْهَدُ أَنَّكَ قَدْ بَلَّغْتَ وَأَدَّيْتَ وَنَصَحْتَ.
فَقَالَ بِإِصْبَعِهِ السَّبَّابَةِ يَرْفَعُهَا إِلَى السَّمَاءِ وَيَنْكُتُهَا إِلَى النَّاسِ: اللَّهُمَّ اشْهَدْ، اللَّهُمَّ اشْهَدْ، ثَلَاثَ مَرَّاتٍ.